Au grand soleil
Tu pourras toujours t’en plaindre à ma mère,
Je n’irai jamais bosser pour ton père,
Et ça n’a rien à voir avec lui, rien à voir avec ton frère.
La sainte famille me tape sur le système,
Que ce soit la tienne d’ailleurs ou la mienne,
Barrons-nous avant qu’cette Cosa Nostra
Fout’ nos têtes sous contrat.
Ce matin j’ai appelé Johnny-La-Gagne
Qui m’a dit qu’sa petite affaire en Espagne
Marche du tonnerre de Dieu
Qu’il a besoin d’un mec ou deux
Alors champagne !
Tout est arrangé Belle tout est sur les rails
Et bientôt ayaille yaille yaille yaille yaille yaille !
A nous les apéros chorizo
La vie flamenco,
Le grand soleil.
Affranchit la smala que tout soit clair,
Je me chargerai d’aller voir ta mère,
J’entends déjà ses palabres et ses cris mais pas de quoi t’en faire…
Tu sais bien qu’j’l’ai toujours mise dans ma poche,
Malgré toutes ses manières et ses reproches,
J’te parie qu’à l’arrivée elle me f’ra
Ses pâtes carbonara !
Après j’irais bien secouer Tony-L’embrouille
Pour voir s’il a quelques tickets dans les fouilles,
Il m’en doit presque deux mille
Mais je le tiens l’imbécile
Et par les couilles !
Quand j’aurai bien planté dans son cul mes chailles,
Qu’il chant’ra ayaille yaille yaille yaille yaille yaille !
Dans le pire des cas je garderai sa tire
Pour partir
Au grand soleil.
Tous les cousins, les oncles, parents, parrains,
Pourraient bien débarquer tu sais l’an prochain,
Pas question de leur dire où l’on va,
On va plus au sud et trois p’tits points…
On va rendre au proprio son foutu bail
Et après ayaille yaille yaille yaille yaille yaille !
Soirées sangria castagnettes
Bains de minuit pompette
Et grand soleil.
Fabrice Beauvoir