La sœur que j'n'ai jamais eue

Tous les hommes meurent et au fond peu d’hommes vivent
Mais señorita ce soir je sens ma chance à portée de coeur,
Chapeau bas ton humour tes mots d’auteur,
Je salue ton style.
Parmi ces gens pâles cette Soul de tisane,
C’est un bonheur qui fait mal d’avoir beaucoup trop attendu,
C’est comme si je t’avais toujours connue,
Un supplément d’âme.

La soirée meurt
Tu
Sembles ailleurs
Et perdue,
Mais à cette heure
Inconnue
Tu ressembles à ma soeur,
À la soeur que j’n’ai jamais eue…

Crois-moi ce genre de certitude est rare,
Si on allait marcher dehors, courir un peu sur la plage,
Je sais que c’est dur de tourner la page,
Mais c’est pas trop tard !
Quand je vois ça j’te jure que ça m’fait mal,
II se fout de toi, il te salit de sa morgue, allez Miss,
Y’a plus rien à espérer quand Elvis
A quitté la salle.

Et les clameurs
Tues,
La chaleur
Le chahut,
Sans couleur
Dans la rue
Tu ressembles à ma soeur,
À la soeur que j’n’ai jamais eue…

Et le vent du soir
Se prend dans tes cheveux,
Je me sens bizarre
Prêt à cracher du feu !

Si on partait là, comme ça, tous les deux,
Ma caisse est là, viens, il est encore temps, prends-moi comme je suis,
II faut jouer ton va-tout avec la vie,
Et j’suis raide amoureux.

S’enfuir ailleurs
Nus,
Rage au coeur
Et tendus
Vers une heure
De salut,
Un monde meilleur…
Oh mais ne pleure
Plus,
N’aies pas peur
Tu m’es due,
Pas d’erreur
D’ailleurs tu
Tu ressembles à ma soeur,
À la soeur que j’n’ai jamais eue…

 

Fabrice Beauvoir